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Au Bar du Midi, boulevard Gambetta, le PMU devient lieu de lutte et de refuge

Élise Carrelage-Durandelle 2 min de lecture
Au Bar du Midi, boulevard Gambetta, le PMU devient lieu de lutte et de refuge

Au 51, boulevard Gambetta, à Nîmes, on vient parier, boire un verre… et préparer une manifestation. Le Bar du Midi, longtemps l’un des principaux points de vente PMU du quartier, est aujourd’hui aussi un lieu de rassemblement, rapporte lereveildumidi.fr ce vendredi 30 octobre.

Derrière le comptoir, les habitués côtoient des militants, des étudiants et des salariés. Clément Bonet, co-gérant, parle d’un « bistrot à la Pagnol », un endroit populaire où se croisent des personnes d’horizons différents.

Des pancartes, des assemblées et de la culture

Avec le temps, l’équipe a voulu aller plus loin que le PMU. Elle a ajouté une offre culturelle, avec de la musique et des expositions. Peu à peu, le café s’est fait une réputation de bar associatif et militant.

Avant chaque manifestation, des ateliers de confection de pancartes réunissent les participants. Ils peuvent s’y retrouver, discuter et s’organiser. Le lieu accueille aussi des assemblées générales de lycéens et d’étudiants. Pour Clément Bonet, l’idée est de mettre à disposition un espace de réunion, d’information et de culture. Aux jeunes qui poussent la porte, il veut faire comprendre qu’ici, « c’est la maison ».

Les idées ne viennent pas que de l’équipe : des associations, des collectifs et des bénévoles proposent régulièrement de nouvelles activités et aident à les mettre en place.

De la douceur, malgré la lutte

Le Bar du Midi se revendique comme un lieu de lutte, mais le gérant insiste sur la bienveillance. « Je pense qu’on a besoin de douceur, de tendresse et d’amour… ce qui ne nous empêche pas de faire la lutte ! », dit-il. Dans un contexte qu’il juge anxiogène, il voudrait que son café soit un « havre de paix ».

Des lettres au président de la République

Le café propose aussi un atelier d’écriture. Chacun peut y écrire au président de la République pour dire ce qu’il ressent face à la situation politique et sociale du pays, et témoigner de violences institutionnelles. « Écrire, ça fait du bien », souligne Clément Bonet.

L’équipe aimerait réunir ces témoignages dans une édition, pour « laisser une trace ». En contact avec d’autres lieux militants, elle espère donner plus d’ampleur à l’initiative. Son souhait : « inonder les boîtes aux lettres » de l’Élysée.

Le gérant se dit très reconnaissant envers les personnes qui fréquentent son bar. Leur présence, ajoute-t-il, est aussi un soutien émotionnel qui les motive.

Source : lereveildumidi.fr

Élise Carrelage-Durandelle

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