Portraits

À Nîmes, Idris Rahimi veut reprendre sa carrière de MMA

Élise Carrelage-Durandelle 2 min de lecture
À Nîmes, Idris Rahimi veut reprendre sa carrière de MMA

Arrivé à Nîmes après un long parcours d’exil, Idris Rahimi veut désormais renouer avec les arts martiaux. Cet Afghan de 27 ans, rencontré le 25 septembre par Midi Libre , avait été champion de MMA dans son pays avant de le quitter en 2024.

Né à Kaboul, il a découvert cette discipline dès l’enfance auprès de son oncle, Amalullah Rahimi. Celui-ci lui a appris les règles, les techniques de préhension et les frappes. Entre ses 15 et ses 25 ans, Idris Rahimi a participé à des compétitions dans tout l’Afghanistan et remporté des médailles d’or et d’argent, selon midilibre.fr.

Un départ après la mort de son oncle

Le 4 mai 2024, son oncle, instructeur de MMA auprès de l’armée régulière afghane, a été tué par les Talibans revenus au pouvoir. Dans les semaines qui ont suivi, le MMA a été interdit dans le pays. Cette disparition et le souhait d’offrir une vie meilleure à sa femme et à son fils l’ont conduit à partir seul.

Son trajet vers l’Europe a duré neuf mois. Il a parcouru 7 500 km, traversé onze pays et marché durant l’essentiel du voyage. Il a aussi traversé la mer Égée de nuit, dans une embarcation de fortune, entre la Turquie et la Grèce. Sa demande d’asile lui a permis d’obtenir le statut de réfugié politique pour quatre ans.

Une nouvelle vie à Nîmes

Après un passage à Toulouse, Idris Rahimi a été orienté vers un foyer à Marguerittes, avant de s’installer rapidement à Nîmes. Il travaille aujourd’hui de nuit dans la logistique, en CDI. Il dispose de son propre appartement, d’un véhicule et parle déjà français.

Mais le sportif reste marqué par l’éloignement de ses proches et par l’arrêt forcé de sa pratique. Son objectif est de reprendre la compétition en France, de vivre de son sport et de pouvoir retrouver sa femme et son fils, rapporte midilibre.fr.

Source : midilibre.fr

Élise Carrelage-Durandelle

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