Portraits

Malika Gherdis, de Saint-Maurice-l’Ardoise au prix François Meyer

Élise Carrelage-Durandelle 2 min de lecture
Malika Gherdis, de Saint-Maurice-l’Ardoise au prix François Meyer

Cette semaine, la Nîmoise Malika Gherdis a reçu à l’hôtel de Matignon le prix du général François Meyer pour son livre Malika, l’histoire d’une psychanalyse, selon objectifsud.fr. Une distinction qui vient saluer un parcours personnel marqué par l’enfance dans le camp de harkis de Saint-Maurice-l’Ardoise.

Malika Gherdis y a grandi dans des conditions que le média décrit comme douloureuses. Son histoire rejoint celle de familles harkies arrivées en métropole après la guerre d’Algérie, souvent confrontées à des conditions d’accueil difficiles. Leurs enfants ont grandi avec cette souffrance, parfois sans pouvoir en parler, rappelle objectifsud.fr.

Reprendre ses études à 40 ans

À 40 ans, alors qu’elle élève seule ses quatre garçons et travaille comme conductrice de bus à Nîmes, Malika Gherdis choisit de reprendre ses études. Elle obtient ensuite plusieurs diplômes universitaires, avant de devenir psychanalyste.

Elle était entourée de ses enfants lors de la remise du prix à Matignon. Pour objectifsud.fr, cette reconnaissance dépasse son seul itinéraire : elle renvoie aussi au travail engagé autour de la mémoire des harkis et des responsabilités de la France.

Depuis 2024, l’ancienne députée gardoise Françoise Dumas préside la Commission nationale indépendante des harkis. Selon objectifsud.fr, plus de 26 000 personnes ont été indemnisées, pour un montant proche de 265 millions d’euros. Des mesures qui ne peuvent effacer les années passées, mais qui participent à la reconnaissance et à la réparation évoquées par le média.

Source : objectifsud.fr

Élise Carrelage-Durandelle

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