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À Nîmes, les antennes Gain fermeront en décembre sur l’avenue Jean-Jaurès

Élise Carrelage-Durandelle 2 min de lecture
À Nîmes, les antennes Gain fermeront en décembre sur l’avenue Jean-Jaurès

La façade bleue fait partie du paysage de l’avenue Jean-Jaurès. En décembre prochain, la boutique des antennes Gain, installée au numéro cinq, fermera définitivement. Catherine et Alain, ses gérants, prennent leur retraite. Faute de repreneur, l’activité s’arrêtera, rapporte objectifsud.fr.

Présente depuis 1974, l’enseigne a accompagné plusieurs générations de Nîmois. Pour le couple qui l’a reprise en 1994, ce départ mêle le soulagement de pouvoir profiter de ses cinq petits-enfants et la peine de quitter les clients.

Une reprise après un accident

Avant les antennes Gain, Catherine dirigeait une croissanterie dans la galerie marchande d’Euromarché. Alain travaillait comme réparateur de télévisions et antenniste chez Iaccono. Une chute d’une toiture l’a immobilisé pendant un an. Après son rétablissement, il lui fallait adapter son activité et limiter les risques.

Le couple a alors choisi de reprendre la boutique de Jean-Pierre Gain, qui partait à la retraite. Parmi leurs premières décisions : peindre la façade en bleu clair, comme Canal satellite. Catherine s’est chargée de l’administratif, Alain de la technique.

À l’époque du succès des chaînes payantes, le commerce vendait jusqu’à une centaine d’abonnements Canal par mois. Quatre personnes répondaient au téléphone toute la journée.

Trois générations de clients

L’entreprise a d’abord travaillé pour des particuliers, avant d’intervenir aussi auprès d’agences, d’hôtels et de corps d’État. Au fil des installations d’antennes et des dépannages de réception télévisée, les liens ont duré. Le couple voit aujourd’hui les enfants de ses premiers clients.

« J’ai aimé le côté relationnel. Nous avons trois générations de clients et quand on leur dit qu’on va s’arrêter, ça les préoccupe. Ils nous disent que nous allons leur manquer et moi je m’inquiète pour eux. » Les mots d’Alain disent la place prise par ces échanges dans leur vie de commerçants. En décembre, ce sont aussi ces habitudes de quartier qui prendront fin.

Source : objectifsud.fr

Élise Carrelage-Durandelle

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