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À Nîmes, un rapport pointe les conditions de travail des femmes de chambre de L’Impérator

Élise Carrelage-Durandelle 2 min de lecture
À Nîmes, un rapport pointe les conditions de travail des femmes de chambre de L’Impérator

Devant L’Impérator, à Nîmes, les femmes de chambre poursuivent leur grève ce jeudi 29 octobre. Lancé en septembre, le mouvement dure depuis 42 jours. Elles réclament une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail. Un rapport indépendant commandé par un médecin du travail vient appuyer leurs revendications, rapporte actu.fr.

Dans cet hôtel cinq étoiles qui compte 54 chambres et sept villas, quatre salariées assurent chaque jour le nettoyage et la remise en ordre des chambres. Leur journée s’étend de 9 heures à 16 h 30, avec 30 minutes de pause. Le travail se concentre particulièrement entre midi, heure jusqu’à laquelle les clients peuvent libérer leur chambre, et 15 heures, lorsque les suivants peuvent arriver.

Des chariots lourds, des accès sans rampe

Le rapport relève un matériel vieillissant et des charges importantes. Le chariot transportant le linge propre et les produits dépasserait les 100 kg. Le déplacer demande un effort particulièrement important sur les tapis épais des couloirs. Celui du linge sale dépasse les 60 kg.

Pour accéder aux villas, les salariées doivent aussi franchir des marches sans rampe. Elles portent alors à deux un chariot de linge propre d’environ 70 kg.

Des problèmes d’hygiène et des demandes d’action

Dans les sous-sols, l’inspection a relevé des moisissures au plafond du local de stockage du linge sale, avec un risque sanitaire. Le local des consommables destinés aux clients présente également un état d’hygiène dégradé. Dans un local technique, un bac à graisses dégage de fortes émanations sans ventilation adaptée, entraînant une pollution et un risque chimique selon l’inspecteur.

Les vestiaires et sanitaires du personnel font aussi l’objet d’observations sur leur propreté et leur vétusté. L’hôtel a par ailleurs partiellement remédié à l’absence de tenues de travail fournies aux femmes de chambre.

Pour la CGT, ces constats confortent les problèmes déjà signalés. Le syndicat demande une réponse précise à ses propositions, un calendrier d’actions sur les conditions de travail et la tenue rapide d’une troisième réunion de négociation.

Source : actu.fr

Élise Carrelage-Durandelle

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