À Nîmes, des opticiens renforcent leur sécurité avant le 24 octobre
Après les dégradations commises samedi 17 octobre dans le centre-ville de Nîmes, l’inquiétude gagne certains commerçants. Deux opticiens, Laurent Arnal et Alexandre Montcouquiol, dont les boutiques Binocle Nîmoise et Acuitis se trouvent à moins de 100 mètres l’une de l’autre, préparent la prochaine mobilisation annoncée pour samedi 24 octobre.
La Binocle Nîmoise est installée face à Foot Korner, magasin pillé en marge de la manifestation. Laurent Arnal raconte avoir mis ses clients à l’abri dans la cave pendant les violences. Depuis, ses salariés ressentent un stress important, tandis que les deux associés redoutent que leurs propres commerces soient ciblés.
Des vigiles demandés devant les commerces
Les deux entrepreneurs appellent la mairie de Nîmes à mettre des vigiles à disposition devant les magasins. Alexandre Montcouquiol souligne qu’un commerçant situé plus haut dans la rue a réussi à repousser des casseurs avec l’aide de dix agents de sécurité.
Ils espèrent aussi un renfort de police le 24 octobre. Leur objectif est d’éviter d’avoir à intervenir eux-mêmes face à d’éventuels casseurs.
Le coût des protections en question
Les associés réfléchissent également à l’achat de bombes lacrymogènes pour les patrons. Laurent Arnal s’interroge sur leur utilisation et sur les risques pour les salariés, qu’il ne juge pas possible de placer en première ligne.
Autre piste étudiée : des barricades en bois devant les vitrines. Les deux boutiques disposent de grandes baies vitrées et le coût de cette protection est estimé à 10 000 euros pour les deux commerces. Les associés soulignent aussi que le bois peut brûler et attirer l’attention.
Les façades étaient autrefois protégées par des grilles, retirées à la demande des architectes des Bâtiments de France. Des grilles peuvent toutefois être installées à l’intérieur des magasins, rapporte ici.fr.
Source : ici.fr



